[Humeur] Internet ou le royaume du plagiat

Un billet d’humeur, mais pas d’humour sur les sales copieurs de contenu web et comment s’en prémunir.Internet est vraiment le royaume des pompeurs de contenu sans scrupules. Je ne parle pas des agrégateurs de contenu qui pompent automatiquement votre contenu afin de gagner du fric sur votre dos, ni des sites qui présente l’introduction de votre article et on la décence de faire un back-list sur les 20% qui restent à lire. Tous ces mécréants du Net qui polluent Google seront bientôt punis par le ninja poilu nommé Google Panda.

Non, je parle des pompeurs sans foi ni loi. L’autre fois j’étais sur un site et je lis en bas de page : « Le contenu de ce site peut provenir d’autres articles récupérés en totalité ou en partie ». Le Webmaster, bon prince, d’ajouter : « Si les auteurs veulent que je signale la paternité de leur article, qu’ils m’envoient un mail et j’ajouterais leur nom afin que leur travail soit reconnu ». Les bras m’en sont tombés. Surtout la conjugaison du verbe ajouter (« ajouterais »). Est-ce que ce Webmaster ne maîtrise pas la terminaison du futur ou est-ce un conditionnel intentionnel ?

Non seulement le mec n’est pas capable de rédiger son propre contenu, mais en plus cette pourriture ne fait plus trop bien la différence entre reconnaissance et mépris. Dans l’actualité récente, on se souviendra d’un prix Goncourt qui a plagié Wikipédia. Bon, il est vrai que Houellebecq est loin d’être le premier à avoir inauguré ce genre de pratique pas très glorifiante.

Ce que dit la loi

Je ne veux pas lancer un débat sur la nature d’Internet ou la « propriété intellectuelle ». Mais simplement rappeler que des entreprises nobles comme le logiciel libre ou Creative Commons sont basés sur la notion de copyright, mais que dans ce cas, c’est l’auteur qui a choisi de libérer ce qu’il a produit (littérature, art, …) et de le partager à autrui sous certaines conditions.

La loi française stipule que tous les éléments présents sur Internet (images, vidéos, extraits sonores, textes) sont soumis de facto au droit d’auteur, même si leur accès est libre et gratuit et qu’aucune mention ne précise qu’ils sont protégés.

Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle :

L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul
fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif
et opposable à tous.
Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral,
ainsi que des attributs d’ordre patrimonial […].

J’ai été copié !

Dans une autre vie, j’ai contribué au site Computure. Et c’est là que j’ai découvert cette pratique. Sans me demander mon accord, une Web Agency Lyonnaise (ça fait très pro) nommé AVANIM (je ne vais pas vous filer le lien, ça leur ferait un back link gratuit à ces saligauds) a carrément copié / collé un de mes articles sans même le relire.

Avanim-exemple-de-pompage

Exemple de copie d'un article par une Web Agency.

C’est rigolo de lire sur leur site « comme chez nous », alors que leur charte graphique n’a rien à voir. C’est vrai que la source est citée tout en bas de l’article, mais une fois que le mal est fait. C’est à dire, lorsqu’ils ont attiré un visiteur chez eux et qu’il a lu un contenu qui n’appartient pas aux gérants du site.

Je précise que c’est le site Computure qui héberge les images et que le site « Creation site Internet et logiciel, web agency Lyon – Blog AVANIM » n’a jamais drainé un seul visiteur sur le site source. Avouez que c’est frustrant et en plus Google m’a pénalisé en ne voyant dans mon contenu original… qu’un contenu dupliqué.

Google punit souvent… l’original

La preuve en image avec cet exemple de recherche Google. Quel que soient les mots clés utilisés, même le titre en entier, mon article original arrive en deuxième position alors que le pompiste n’a fait aucun effort de création !

Exemple-de-declassement

Exemple de déclassement Google avec un contenu copié

Comment faire valoir ses droits

Commencez par envoyer un e-mail poli au pompeur en lui expliquant :

  • Que cela n’est pas correct.
  • Un petit rappel de la loi.

Souvent le fautif s’excuse et retire son billet. Mais certaines fois il vous ignore ou vous répond d’une manière arrogante, voire insultante. Ces comportements sont souvent basés sur la croyance populaire que tout ce qui soit sur Internet est pompable sans retenue ou contre-partie, ce qui est faux !

Si vraiment le mec insiste, vous pouvez vous adresser à l’hébergeur ou au portail de blog qui l’héberge. La plupart du temps vous obtiendrez gain de cause, car il s’agit d’entreprises obligées de respecter la loi. Le contenu sera retiré et/ou le site fermé.

Vous prémunir contre les copieurs

Vous pouvez vérifier si du contenu de votre site a été copié à l’aide des outils suivants :

Google va évoluer

Les internautes pourront bientôt voter afin de classer les résultats d’une recherche. J’espère que cette fonctionnalité sera utilisée à bon escient et qu’elle ne servira pas les intérêts des sales copieurs.

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